samedi 8 juin 2013

Stéphane Richard (Orange) l’accord avec Free Mobile « n'a pas vocation à rester éternel »

Le PDG d’Orange a déclaré qu’il « comprenait » la demande faite par Bouygues Telecom qui dans une lettre adressée aux députés et à l’Arcep a demandé à ce que l’accord d’itinérance avec Free Mobile ne soit pas reconduit au-delà de 2018.

Stéphane Richard (Orange) : l’accord avec Free Mobile « n'a pas vocation à rester éternel »

« Je comprends tout à fait le raisonnement de Martin Bouygues sur la limite temporelle de l'itinérance ». Voilà ce que Stéphane Richard, PDG d’Orange, a déclaré hier au micro de RTL en réaction à la lettre adressée par le patron de Bouyges Telecom aux parlementaires et à l’Arcep (le régulateur des télécoms français) dans laquelle il réclame que l’accord d’itinérance de Free Mobile ne soit pas reconduit une fois arrivé à son terme en 2018.

« C'est vrai que l'itinérance, c'est un dispositif qui est nécessaire pour le début. Tant que le quatrième opérateur n'a pas déployé tout son réseau, il faut bien que quelqu'un assure l'itinérance. Aujourd'hui, c'est nous. Mais ça n'a pas vocation à rester éternel », a poursuivi Stéphane Richard.

Précisons que dans les faits, Free Mobile doit de toute manière avoir couvert 90% de la population avec son propre réseau d'ici 2018, date de la fin de l'accord d'itinérance, pour respecter les engagements pris au moment de l’attribution de sa licence.(EP)

Lire aussi : Free Mobile a créé une spirale auto-destructice selon Martin Bouygues.

jeudi 6 juin 2013

Après la Suède, le Cybook Odyssey part à la conquête de l’Allemagne...

Il y a quelques jours le Cybook Odyssey devenait le lecteur officiel d’Adlibris, le n°1 des libraires en suède. C’est maintenant au tour de l’Allemagne de découvrir le Cybook Odyssey.

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Après la Suède il y a quelques jours, où Bookeen a passé un partenariat avec Adlibris, le 1er libraire du pays, c’est au tour de Thalia, l’acteur allemand et ses 300 points de vente, de faire confiance à Bookeen. Si le nom vous dit quelque chose, c’est peut-être parce que Thalia est le n°1 Allemand. J’en ai aussi parlé ici indirectement lorsque je parlais du Oyo, l’appareil de France Loisirs distribué aussi par Thalia.

Avec ce partenariat, le Cybook Odyssey va pouvoir être proposé à partir du 20 juin prochain dans plus de 300 points de vente en Allemagne, en Suisse et en Autriche.

Avec ce partenariat, Thalia pense avoir les moyens de devenir leader du marché allemand dans le domaine du livre numérique.

Une stratégie d’extension efficace

Bookeen utilise la même stratégie que celle qui fait le succès de Kobo, une entreprise qui a lancé son premier appareil en 2010, et qui était encore inconnue en France, il y a encore quelques mois. Conscient de la difficulté de se faire une place sur le marché sans magasins, Kobo avait choisi de passer des partenariats avec les libraires de grands pays (Kobo By Fnac en France), une stratégie qui a aussi l’avantage de court-circuiter Amazon et son Kindle.

L'association libraire-fabricant de matériel a d'autres avantages, comme la possibilité de disposer d'un très bon produit, sans frais de développement, et de s'appuyer sur une marque pour y associer ses contenus. Les expériences ratées comme celle du FnacBook ont montré l'intérêt de s'associer avec de vrais spécialistes de la liseuse.

C'est manifestement cette même approche qui a été adoptée par Bookeen, qui reste en Europe un des acteurs principaux, capable de se mesurer justement aux géants américains.

En passant aussi des partenariats avec les principaux libraires Européens, Bookeen a une belle carte à jouer, surtout que son appareil est un des meilleurs du marché, et des mieux équipés. C’est aussi le plus rapide grâce à sa technologie HSIS (High Speed Ink System).

Une vidéo prise au dernier CES 2012, où Bookeen présentait le Cybook Odyssey et sa technologie HSIS

mercredi 5 juin 2013

L'iPad dans la grande distribution à Noël

Géant Casino, Carrefour, Leclerc, mais aussi d’autres hypermarchés proposeront la tablette d’Apple dans leurs rayons pour les fêtes de fin d’année. L'iPad fait donc son entrée dans la grande distribution, et pendant ce temps, les opérateurs patientent.

L'iPad dans la grande distribution à Noël

Malgré le succès des ventes de sa tablette iPad, Apple ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et, en prévision des fêtes de Noël, va ouvrir encore plus ses canaux de distribution. Ainsi, les supermarchés Géant Casino, Carrefour et Leclerc vont se mettre à commercialiser l’iPad, d’après des informations révélées conjointement par les sites LeMonde.fr et LSA. Ce serait même déjà fait pour la première marque nommée, tandis que Carrefour débutera dans les prochains jours pour atteindre 60 enseignes à la fin de l’année et que Leclerc fera de même dans une cinquantaine d’espaces culturels de ses magasins.

Mais LSA va même plus loin en citant un responsable d’enseigne qui indique que l’iPad sera proposé pour les fêtes de Noël dans la plupart des grandes surfaces alimentaires. Il est donc loin le temps où les produits Apple n’étaient proposés qu’en Apple Store. Aujourd’hui, l’iPad est commercialisé dans des boutiques spécialisées et sur de nombreux sites de commerce en ligne. Il arrive donc dans la grande distribution et finalement, le plus étonnant reste son absence des étals des opérateurs téléphoniques, même si on sait que la subvention qu’ils accorderaient pour sa vente liée à un forfait 3G n’est pas (encore) du goût d’Apple. Ils se rabattent donc sur d’autres modèles comme la Samsung Galaxy Tab, au prix facial de 699 euros mais qui est vendue jusqu’à 249 ou 299 euros avec un forfait. (EP)

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mardi 4 juin 2013

Smartphones Le Samsung Galaxy S III best-seller temporaire face à l’iPhone

Au troisième trimestre 2012, le Galaxy S III de Samsung a détrôné Apple et son iPhone 4S, de son titre de smartphone le plus vendu au monde. Une victoire fragile et sans doute temporaire.

Smartphones : Le Samsung Galaxy S III best-seller temporaire face à l’iPhone

Selon les chiffres publiés par le cabinet Strategy Analytics, le Galaxy S III de Samsung a été le smartphone le plus vendu au monde au cours du troisième trimestre de cette année. 18 millions de Galaxy S III ont en effet été écoulés durant ces trois mois. En comparaison, son concurrent, l’iPhone 4S se situe un cran au-dessous avec 16,2 millions d’unités, soit une baisse de 3,2 millions par rapport au second trimestre.

En termes de parts, sur le marché des smartphones, le Galaxy S III s’est hissé à 10,7%, tandis que l’iPhone 4S n’est qu’à un point derrière avec 9,7%. Toutefois selon Strategy Analytics, ce résultat semble faussé car les ventes du 4S ont baissé parce que les consommateurs ont préféré attendre le lancement de l'iPhone 5. C’est pourquoi avec la montée en puissance de l’iPhone 5 sur le quatrième trimestre, Samsung devrait rapidement rendre ses lauriers de leader. (EP)

lundi 3 juin 2013

Google supprime l’application Gmail pour BlackBerry

Le géant de la recherche se justifie en donnant la priorité à la version mobile de son service de messagerie, accessible directement depuis le navigateur d’un smartphone. L'application Gmail pour BlackBerry disparaîtra le 22 novembre.

Google supprime l’application Gmail pour BlackBerry

L’application Gmail pour BlackBerry vit ses derniers jours. C’est en effet le 22 novembre prochain que Google, comme il l’a annoncé hier dans un communiqué, la supprimera de son centre de téléchargement. Les versions déjà installées, par l’utilisateur ou en natif, continueront cependant à fonctionner mais ne seront plus concernées par aucun développement ni support technique.

Google justifie cette décision par ses efforts portés sur la version en ligne, dédiée aux navigateurs mobiles, de son service de messagerie. A noter que l’application Google Apps Connector pour les serveurs BlackBerry Entreprise Server (BES) n’est pas concernée par cette suppression.

Cette annonce intervient une semaine après l’apparition furtive de l’application Gmail pour iOS sur l’App Store. Retirée dans la foulée, officiellement pour des raisons techniques, elle pourrait en fait ne jamais être remise en ligne si l’on s’en tient à la nouvelle philosophie de Google. (EP)

Un iPad Mini produit au Brésil pour une disponiblité à Noël

Face à la Google Nexus 7 et à la Kindle Fire, l'arrivée d'un iPad mini dans un avenir est une nouvelle fois "accréditée" par la rumeur. La tablette serait fabriquée dès septembre dans l'usine brésilienne de Foxconn et pourrait arriver à Noël.

Un iPad Mini produit au Brésil pour une disponiblité à Noël?

Si l'on en croit les "sources chinoises fiables" de  MacOtakara, rapportées par Apple Insider, la version 7 pouces de l'iPad serait sortie de la phase de test en Chine. Cependant la production aurait lieu dans l'usine brésilienne de Foxconnn qui fabrique actuellement certains iPad et iPhone. Cela correspondrait selon eux à une disponibilité pour les fête de fin d'année.

Cette délocalisation en Amérique du Sud s'explique par des raisons financières. Les taxes pour les produits importés du Brésil vers les USA sont moins élevées que pour ceux importés de Chine en raison d'accords commerciaux entre les deux pays. C'est d'ailleurs pour cela que Foxconn avait implémenté une usine là-bas. Si Apple veut proposer sa tablette au prix le plus bas possible, la ristourne ne sera pas de trop.

Hérité de l'iPod?

Deuxièmement, la source estime que cet iPad Mini - dont on parle depuis 2010 - s'inspirerait plus du design de l'iPod Nano 3ème génération que du nouvel iPad. Ainsi, selon elle, la future tablette proposerait la même hauteur que le Nexus 7 et un peu plus large. Enfin, la rumeur voudrait qu'il soit aussi fin que l'actuel iPod Touch.

L'intérêt de préciser cet héritage est difficilement justifiable dans le sens où un iPod Nano 3G (ci-dessous) a le même format qu'un iPad. Cupertino proposerait-il alors des déclinaisons colorées et avec une face arrière chromée?

Dernier point abordé par ces bruits de couloir : la tablette adoptera la connectivité 3G. Elle ajoute que l'iPhone 5 arrivera en septembre.

 
Image : Apple

 

Illustration : cnet.com

samedi 1 juin 2013

De bonnes perspectives pour l'encre électronique en 2011

A l'ère des tablettes, l'encre électronique pourrait facilement paraître ringarde. Et pourtant, le moral semble être au beau fixe chez les fabricants d'écrans à encre électronique, E-Ink en tête. Comment est-ce possible ?

Comment peut-on encore acheter un appareil à encre électronique pour lire, alors que cela est limité à la lecture d'une part, et que d'autre part cette technologie est limitée au noir et blanc, lente et incapable d'afficher des contenus nécessitant des taux de rafraîchissement rapides ?

Tablettes et smartphones ont démocratisé les ebooks

L'iPad est un des appareils les plus utilisés au monde comme lecteur d'ebooks, après le Kindle. Mais il n'est pas le seul. Les tablettes qui arrivent peu à peu sur le marché présentent toutes des fonctions de lecture d'ebooks. Et les distributeurs que sont Amazon, Barnes & Noble, ou plus récemment Google ont compris l'importance de proposer des applications sur les smartphones et tablettes pour diversifier leurs réseaux de distribution. Les ebooks de Google seront même présents sur la prochaine version d'android, spécialement conçue pour les tablettes.

Le résultat est qu'en à peine une année, les ebooks se sont répandus partout, sur tous les appareils. Rien n'est donc plus simple désormais que d'accéder à un ebook, mais le résultat obtenu est parfois décevant.

Les tablettes éduqueraient le public

C'est ce que pense le vice-président du marketing de E-ink, Sriram Perubemva, qui estime que les tablettes, loin de nuire aux ventes des écrans à encre électronique, ont contribué à éduquer les consommateurs. Ces derniers feraient maintenant la comparaison avec les lecteurs à encre électronique. L'entreprise a multiplié ses ventes chaque année au moins par 3 depuis 2006, et est passée de 100.000 écrans la première année à 10 millions cette année et peut-être 30 millions l'année prochaine.

Mais comment les tablettes peuvent-elles participer au succès de l'encre électronique ?

Tout d'abord, les tablettes, comme on vient de le voir, ont démocratisé les ebooks. Cette démocratisation a amené l'attention sur les lecteurs à encre électronique, ce qui s'est répercuté sur les ventes. C'est donc un effet de visibilité indirecte donnée à ces appareils.

Ensuite, les tablettes ont montré leurs limites dans la lecture d'ebooks. Tout d'abord, avec leurs écrans, pas vraiment adaptés à la lecture. L'encre électronique est toujours étonnante à voir, et elle laisse rarement indifférent. Souvent, j'ai remarqué que les personnes qui rencontrent l'encre électronique adorent ou détestent. Les tablettes ont donc mis l'accent sur la différence, et ont crée le débat encre électronique contre tablette, un débat qui a mis le projecteur sur l'encre électronique

Les tablettes ont aussi montré leurs limites en termes de format : trop encombrantes, trop lourdes, trop épaisses, elles sont inadaptées à une prise en mains confortable. Selon moi d'ailleurs, c'est un des problèmes principaux des tablettes pour la lecture. C'est un peu comme si vous vouliez lire une encyclopédie au lit : le format n'est pas adapté. Le succès du Nook Color confirme d'après moi cette problématique. L'écran LCD n'a pas posé de problème, mais le format 7 pouces reader a totalement séduit.

Et pour couronner le tout, la prise en mains n'est pas idéale en mode lecture.

Au final, les lecteurs d'ebooks dédiés, plus légers, plus fins, ayant des dimensions de 5 à 7 pouces en général, sont beaucoup plus adaptés à une parfaite prise en main et à une lisibilité parfaite, même en extérieur.

Les limites de l'optimisme

Les ventes se multiplient, mais parler en termes de nombre de ventes pour un produit qui démarre n'a aucun sens. L'important pour comprendre l'évolution d'un produit telle que les lecteurs à encre électronique est de parler en termes de parts de marché. Et sur ce point, difficile de croire que les readers à encre électronique prennent des parts de marché. La concurrence des tablettes, mais aussi des applications, donc des smartphones, est très importante. Seuls les lecteurs les plus accros à la lecture finissent pas passer à l'encre électronique.

Autre limite, l'optimisme perçu vient du camp de E-Ink, le leader, qui fournit les Kindle d'Amazon, ou la gamme des Sony Reader, entre autres. Son écran Pearl est un succès, et Kindle et Sony de très bons publicitaires pour E-Ink. Rien ne prouve que l'optimisme soit de mise chez tous les acteurs, et surtout chez les acteurs qui ne fournissent pas les appareils les plus vendus du secteur.

La bonne voie : innover

L'encre électronique doit se positionner avec succès sur 3 points : sa qualité d'affichage, une vitesse améliorée, et des couleurs plus vives. Or, E-ink est manifestement au travail sur ces 3 domaines, avec l'écran référence jusqu'ici en termes de noir et blanc (pearl), un prototype d'écran plus rapide en partenariat avec freescale, et l'écran couleur Triton, qui va équiper le Hanvon Wisereader vu au CES.

Il y a encore beaucoup de travail, mais l'innovation est au rendez-vous. Les grandes inconnues concernant l'avenir de l'encre électronique concernent d'ailleurs les technologies concurrentes telles que celles employées dans l'écran Mirasol, plus efficaces que l'encre électronique sur la vitesse et la couleur.

L'encre électronique a encore son mot à dire. Et l''écran Haute définition du iRiver Story Cover HD l'a récemment prouvé.